Fata Morgana

  • Dans le cadre de mes recherches pour Fata Morgana, mon quatrième roman, j'explore la teinture naturelle sur fibre (laine, soie, coton, lin), le tricot et le tissage au petit métier dans une perspective d'autonomie vestimentaire. J'utiliserai pour la teinture la matière des champs, du bord de mer et de la forêt près de chez moi : le chaga, les bleuets sauvages, les fleurs sauvages, les mûres et l'ortie de mon jardin, le chou, les noyaux et l'écorce d'avocat, les pelures d'oignon rouge.
  • Je teindrai de cette manière des foulards de soie, de coton et de lin en deux étapes : la première donnera une couleur de fond au textile, ensuite je procéderai à l'impression sur tissu de fleurs naturelles selon la technique du "bundle". Je teindrai également des écheveaux de laine de mérinos avec lesquels je tricoterai quelques sontags, ces châles noués à la taille que portaient les femmes des classes populaires (ouvrières, paysannes, domestiques) au XIXe siècle. Je tisserai enfin quelques foulards et châles avec les restes de fibres teintes.
  • J'offrirai éventuellement à la vente quelques exemplaires de châles tricotés à la main et de foulards tissés.

On peut consulter ici mes interventions médiatiques à propos de cette exploration des arts textiles en lien avec l'écriture :

  • "Faire des boucles", court texte inédit portant sur le tricot, lu à l'émission Plus on est de fous plus on lit de Radio-Canada (animée par Marie-Louise Arsenault).
  • "Autonomie, projet en cours", essai/court récit vrai sur l'importance du tricot, en particulier, et de l'autonomie vestimentaire et alimentaire en général dans ma démarche d'écriture, publié dans la revue L'inconvénient, automne 2020.
  • "Jusqu'à l'étoffe", article sur le tricot dans la trilogie de l'Isle-aux-Coudres de Pierre Perrault, à paraître dans le collectif Mythologies chez Nota bene.
  • Texte sur ma démarche d'écriture publié dans l'atelier virtuel d'Audrée Wilhelmy.